Maintien dans l’emploi et Santé au Travail : à propos d’un cas de greffe pulmonaire

Introduction

La réalisation d’une greffe pulmonaire consiste à remplacer un organe malade (ayant perdu sa capacité à oxygéner le sang et à éliminer le gaz carbonique) par un organe provenant d’un donneur en état de mort cérébrale (dont le cerveau est définitivement et totalement détruit).
La transplantation n’entraîne pas une guérison mais une transformation de la maladie avec la nécessité, après la greffe, d’un traitement médicamenteux important et d’une surveillance rigoureuse. Elle améliore cependant la vie, tant qualitativement que quantitativement, dès lors qu’existent des critères de gravité de l’atteinte pulmonaire avant la greffe.
La reprise du travail est possible chez certains patients, mais elle constitue un véritable challenge pour le patient, les médecins et l’employeur.
Comment adapter au mieux le poste de travail au nouvel état de santé ?
Cet article présente le cas de Madame D., agent d’accueil dans une résidence pour personnes âgées.