Une Obésité maîtrisée : le parcours d’un salarié

Deux mois plus tard

Je le revois. Les choses sont allées bon train.

Le bilan confirme parfaitement ce que nous supposions : diabète de type 2, hypertension artérielle, SAHOS (syndrome d’apnées, hypopnées obstructives du sommeil).
Il a un traitement hypotenseur, un hypoglycémiant, un traitement de la dyslipidémie.

Il dispose la nuit, d’un appareil à pression positive continue, et il n’en est pas mécontent.

On lui a conseillé d’augmenter son activité physique, mais il lui est difficile de marcher plus vite car il s’essouffle rapidement et il dispose d’une voiture de fonction qu’il peut utiliser aussi pour ses déplacements personnels. Le village dans lequel il habite accueille juste une boulangerie, mais pour toutes les autres courses alimentaires, il faut utiliser un véhicule.
On lui a proposé les thérapies comportementales, mais il n’a pas adhéré.

Mais aussi et surtout, on lui a parlé régime.

  • " Cerise sur le gâteau ! La nutritionniste, par-ci, la diététicienne par-là. Un enfer !
    Il n’y avait plus rien à la maison dans les placards : pas la moindre miette du plus petit biscuit, pas une chip, pas une cacahuète, pas de plats tout préparés à se mettre sous la dent. Par contre des courgettes, des aubergines, des tomates, des pommes, des poires… en veux-tu en voilà ! Et tout ça : sans sauce, ni crème, ni beurre.
    Mais ce n’était pas mon truc. J’étais malheureux comme la pierre. Ma femme me trouvait dépressif. C’est normal : je ne voyais plus mes amis, je ne pouvais plus manger ce que je voulais, on n’allait plus au restaurant, on ne sortait plus et tout ça pour éviter les tentations.
    Alors on m’a envoyé chez le psychiatre qui a conclu que j’avais un trouble du comportement alimentaire. La belle affaire !

Je reprends mon travail aujourd’hui. Comment voulez-vous que je déjeune avec mes collègues au restaurant ? J’ai ma gamelle, mais prendre mes repas tout seul dans mon coin, c’est quand même pas la fête.
Je veux bien essayer, mais je ne pourrai pas y arriver ".

Je l’encourage….mais je crains que ce ne soit peine perdue.