Une Obésité maîtrisée : le parcours d’un salarié

L’intervention bariatrique

Enfin, Yves a été opéré et je le revois en postopératoire 6 semaines après l’intervention.
Il a bénéficié d’une sleeve gastrectomie sous cœlioscopie.

  • « Je suis toujours vivant, clame-t-il à son arrivée. Pourtant j’avais 0,1 à 0,3% de risque de rester sur la table d’opération » et 2% de faire des complications (fistule gastrique, hémorragies ou abcès). En plus l’intubation est plus difficile et plus à risque chez le sujet obèse. Mais ils ont bien travaillé.
    Ça n’a pas été une mince affaire (sans mauvais jeu de mots) !
    On m’avait prévenu pourtant. »

L’opération a duré environ 70 minutes sous anesthésie générale. C’est une technique restrictive visant à diminuer la taille de l’estomac pour limiter l’apport calorique et favoriser la satiété.
La poche gastrique a été réséquée verticalement des 2/3, par agrafage longitudinal, laissant en place un manchon (sleeve) de 150 à 200 ml qui ralentit les aliments puis les évacue rapidement dans l’intestin grêle. Ont été emportés la grande courbure gastrique, la grosse tubérosité ainsi que le fundus gastrique : cette partie de l’estomac qui secrète la ghréline (l’hormone orexigène), ce qui entraine une diminution de la faim en phase postopératoire.
La région gastropylorique a été conservée pour des raisons de motricité et de vidange vers l’aval.
Tout cela va bouleverser la flore bactérienne stomacale qui va permettre de modifier la perception des goûts (moins d’appétence pour les féculents et les viandes et plus pour les poissons et les légumes verts).
L’intervention peut être répétée si les sutures se relâchent au cours du temps.

Yves n’est resté que quelques jours à l’hôpital.

Sleeve gastrectomie

Voir Annexe 2 . Technique de gastrectomie longitudinale, Haute Autorité de Santé (HAS) juillet 2009.