Une Obésité maîtrisée : le parcours d’un salarié

Plus d’un an a passé !

Bien qu’il ait vécu des « mois terribles » selon ses dires, le résultat n’est pas à la hauteur des espérances de son nutritionniste, qui commence à lui parler d’intervention chirurgicale.

Il lui a expliqué tout ce qu’il risque à ne pas « pouvoir » maigrir (la liste est longue) et tout ce qu’il risque à se faire opérer (cela n’est pas non plus très engageant !)
Il est quand même partant.

Il a été orienté vers une équipe pluridisciplinaire : chirurgien, médecin, cadre de santé, infirmière, aide-soignante, diététicien, éducateur, dans l’objectif de définir le chemin clinique qui va comporter plusieurs étapes, car la prise en charge des candidats à une chirurgie de l’obésité fait l’objet de nombreuses recommandations, en ce qui concerne le respect des indications, la préparation, le bilan pré-opératoire, la planification et l’optimisation des pratiques dans un souci de qualité et de sécurité des soins.
Il lui a été bien expliqué que sa boulimie et ses consommations alimentaires compulsives constituaient un handicap qui risquait de rendre incertains les bénéfices attendus de cette intervention. Mais les différents entretiens avec le nutritionniste et le psychiatre ont conclu à la forte motivation d’ Yves et à ses capacités à modifier profondément ses habitudes alimentaires.

On lui a parlé d’une perte d’excès de poids variant entre 51 et 83% à 12 mois avec une résolution satisfaisante des comorbidités (apnée du sommeil, diabète, hypertension artérielle) et une amélioration de sa qualité de vie.

  • « J’ai fait le calcul », me dit-il. « Je devrais peser 74 kg maximum. Je pourrais perdre entre 25 et 41 kg la première année ».

On lui a expliqué aussi que toutes les chirurgies bariatriques induisent par divers mécanismes, des carences nutritionnelles à supplémenter à vie, mais que certaines opérations (dites restrictives) qui respectent le circuit alimentaire normal entraînent moins de désagrément que certaines autres interventions dites « malabsorptives » par court-circuit intestinal diminuant l’absorption du bol alimentaire.
On lui laisse 6 mois, le temps de réfléchir et de mûrir sa motivation.