Une Obésité maîtrisée : le parcours d’un salarié

Trois ans ont passé.

Yves D. a eu quelques complications de type reflux gastro œsophagien, soulagées par des inhibiteurs de la pompe à protons, mais nécessitant néanmoins des endoscopies régulières.

La fonte musculaire a généré des rachialgies. Il a bénéficié de nombreuses séances de musculation spécifique et les plaintes ont disparu.
La perte de poids a élargi les zones de frottement en particulier au niveau de bras et des cuisses et les zones de macération dans les plis se sont étendues, créant un sérieux inconfort.

Il a fallu 18 mois pour que Yves se stabilise à 89 kg. Il a perdu 35 kg, soit 70% de son surpoids. Son IMC est maintenant de 30. Il n’est plus obèse mais est considéré en surpoids (IMC entre 25 et 30).

Les séquelles fonctionnelles et esthétiques, liées à son important amaigrissement ont nécessité le recours à une chirurgie plastique et reconstructive avec plusieurs opérations successives pour enlever les excédents cutanés handicapants au niveau de l’abdomen, des bras, des cuisses et cela a justifié trois arrêts de travail de plusieurs semaines.

Il est suivi dans un CSO (centre spécialisé de l’obésité).
Les comorbidités se sont nettement améliorées : les traitements antihypertenseurs et antidiabétiques ont été adaptés.
Il utilise toujours la nuit son appareil à pression positive.

  • « C’est mon « doudou », me dit-il ; « ça me rassure de dormir avec, et maintenant que je suis beau, ce n’est pas le moment de disparaitre.
    On a changé le modèle. Le dernier est beaucoup moins bruyant que le précédent et aussi beaucoup plus petit, ce qui me permet de l’emporter facilement dans mes bagages quand je pars en vacances ».

Il sait que le suivi médical durera à vie.

Mais il est beaucoup plus à l’aise dans ses activités professionnelles : il arpente ses chantiers à pied allègrement, il monte sans difficulté sur les échelles et fait du sport de façon régulière. Il n’éprouve plus d’épisodes de fatigue.

Il est heureux de sa nouvelle image et il est fier de ce qu’il a réussi à faire. Il n’est plus complexé et est beaucoup plus sûr de lui. Il envisage de monter sa propre entreprise.

Il a l’intention de quitter la région parisienne pour se rapprocher de sa famille dans l’Aveyron et comme dans son village natal, il n’y a pas de maçon, il envisage de s’installer en tant qu’autoentrepreneur. Il est aussi compétent en plomberie et en électricité. Il a les diplômes nécessaires.

Il a prévu, afin de débuter son activité sur des bases solides (et bien que ce ne soit plus obligatoire), de suivre un stage de préparation à l’installation (SPI) pour acquérir les connaissances de base de l’entreprenariat, en ce qui concerne notamment le fonctionnement du régime de l’auto-entreprise, la gestion financière et commerciale, la communication, les assurances obligatoires et la protection sociale.

Il y a une maison de retraite à 2 km, où sa femme trouvera certainement un poste d’aide-soignante.

Le couple manifeste aussi le désir d’avoir un enfant.

Un changement total s’est opéré dans la vie de ce salarié. Il a repris confiance en lui. Il va de l’avant. Il a maintenant les clefs pour réussir et tient la situation en main. Il fourmille de nouveaux projets, tant professionnels que personnels.