Le maintien dans l’emploi d’un salarié atteint du syndrome d’Alport

Epilogue

Des remaniements au sein de mon secteur de santé au travail ont eu lieu et ce salarié ne fait plus partie de ma collectivité. J’ai pris contact avec le médecin du travail qui le suit dorénavant.
Le salarié est toujours affecté à un poste aménagé, qui comprend une partie administrative, mais aussi une partie de manutention manuelle dans l’entrepôt où la température est aux alentours de 2° à 4°C.
Sa maladie a évolué, notamment son insuffisance rénale et un traitement par dialyse est envisagé, qui débutera probablement à l’automne 2020.
Son poste est désormais en adéquation avec son état de santé en ce qui concerne la partie administrative, mais la manutention manuelle dans l’entrepôt réfrigéré le fatigue énormément.
Par ailleurs la mauvaise observance (parfois) de son traitement entraîne des à-coups hypertensifs (constatés en médecine du travail). Ses spécialistes (néphrologue, cardiologue) ont insisté sur les risques d’une mauvaise observance.
Le salarié, qui souhaite continuer à travailler, a été informé de la possibilité d’effectuer un temps partiel thérapeutique éventuellement durant sa dialyse, en abandonnant la partie « manutention manuelle ». La mise en place du temps partiel thérapeutique reste à discuter avec l’employeur.

Mais le salarié étant une personne vulnérable face à la maladie Covid19, l’isolement est recommandé durant la période épidémique.
Il est évidemment très inquiet de l’évolution de sa maladie, et devra probablement envisager un travail moins physique.
Une information sur l’invalidité lui a été également fournie ; il va revoir l’assistante sociale du secteur pour l’accompagner.