La presse en parle


Qu’attendre de la sérologie Covid-19 en période de déconfinement ?

Communiqué de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie, 20 mai 2020
Dans un communiqué commun, l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie souhaitent que dans un contexte de forte demande de tests sérologiques, notamment "par des travailleurs professionnellement exposés et plus largement, par de nombreuses personnes inquiètes, soucieuses de connaître leur statut immunitaire, l’accès aux tests doit rester contrôlé, afin d’éviter toute dérive comportementale que pourrait induire une mauvaise interprétation des résultats".
L’objectif de ces tests est de détecter la présence d’anticorps, témoins d’une immunité potentielle face au Sars-CoV-2, mais sans que cette immunité "ne permette de prévoir avec certitude que la personne sera protégée en cas de réinfection".
L’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie recommandent ainsi :
  • que seuls les tests qui seront recommandés par les CNR et validés par le Ministère de la santé et des solidarités soient utilisés, qu’il s’agisse de tests unitaires ou de tests ELISA ;
  • que les enquêtes séro-épidémiologiques en population soient coordonnées par les ARS et que chaque personne recrutée soit informée personnellement et confidentiellement de son statut sérologique ;
  • que les tests sérologiques Covid-19 ne soient effectués ni sur simple demande individuelle, ni sur l’injonction d’employeurs ;
  • que les tests sérologiques soient effectués uniquement sur prescription médicale, le médecin généraliste devant juger de leur nécessité après consultation ou téléconsultation ;
  • que les médecins prescripteurs aient accès à des algorithmes d’interprétation les aidant à commenter les résultats de leurs patients, à demander si nécessaire des examens virologiques complémentaires et à en tirer les conséquences éventuelles ;
  • que le rendu d’un résultat positif ne donne pas lieu à l’établissement d’un "certificat de séropositivité" ou d’un "passeport immunologique" ;
  • que le secret médical soit scrupuleusement préservé.
(publié le 28 mai 2020)

Masques et prévention de la transmission du Covid-19
Principaux usages

INRS, document ED 6392, mai 2020
"Ce document rassemble et synthétise les principaux usages des masques proposés dans le cadre de la prévention de la transmission du COVID-19.
Pour chaque masque sont indiqués certaines caractéristiques de filtration, les marquages, ainsi que les masques répondant à d’autres normes internationales et pouvant être utilisés en remplacement".
(publié le 28 mai 2020)

Une plateforme d’information Covid-19 dédiée aux professionnels de santé

Face à l’épidémie de Covid-19 et à ses nombreuses répercussions sur les services de santé, les principaux titres de presse professionnels ont pris l’initiative de se réunir et de mettre à disposition leurs contenus gratuitement sur une plate forme d’information Covid-19 dédiée aux professionnels de santé.
https://www.covid19-pressepro.fr
(publié le 27 mai 2020)

Analyse du microbiote intestinal et dosage d’IgG anti-aliments

Le Quotidien du Médecin, 27 mars 2020
La Société Nationale française de gastroentérologie alerte sur les tests en vente libre, analysant le microbiote intestinal ou dosant les immunoglobulines (IgG) anti-aliments. Ces tests délivrés sans prescription médicale, non remboursés sont au mieux inutiles voire dangereux, car ils peuvent induire des régimes d’éviction abusifs exposant à un risque de carence ou un comportement orthorexique (comportement alimentaire anormal qui se manifeste par une obsession de ne vouloir manger que ce qui est jugé sain et pur), mais aussi des retards au diagnostic de pathologies telles que la maladie cœliaque ou les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin).
(publié le 27 mai 2020)

Amiante : un guide pour aider les entreprises à la reprise des opérations

Site du ministère du Travail
En raison du contexte épidémique lié au Covid-19, les entreprises qui gèrent des opérations exposant à l’amiante doivent être vigilantes relativement à certains points spécifiques.
Pour les assister dans leur démarche d’évaluation et de prévention des risques, la DGT (Direction générale du travail), en collaboration avec les réseaux des risques particuliers amiante (RRPA) des Direccte Pays de la Loire et Occitanie, a élaboré un guide.
https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/...
(publié le 25 mai 2020)

Possible protection partielle de la vaccination ROR vis-à-vis (des conséquences) du coronavirus.

Vaxinfo, 20 mai 2020
Selon des chercheurs de l’Université de Cambridge, les similitudes moléculaires entre les virus de la rougeole et de la rubéole et le coronavirus, ainsi que l’existence d’effets non spécifiques de vaccins vivants atténués tels que les vaccins ROR et BCG sur le système immunitaire, pourraient améliorer la réponse immunitaire liée aux nouvelles infections.
Tout "ceci pourrait signifier qu’une infection à coronavirus serait atténuée chez des personnes qui ont reçu le vaccin ROR et que le COVID-19 serait plus grave chez les personnes âgées (et peut-être les jeunes) qui n’ont pas été vaccinées, que chez les personnes de 45 ans et moins. Il est difficile de savoir si les personnes âgées qui ont souffert des maladies virales (rougeole et rubéole) bénéficient également d’une meilleure protection contre le coronavirus." Au total, "une vaccination ROR antérieure ne peut pas prévenir une infection à coronavirus, mais pourrait éventuellement contribuer à atténuer les effets d’une infection chez les personnes à risque".
(publié le 25 mai 2020)

Sensibilisation des salariés aux mesures "barrière"

Site de l’INRS
Afin de sensibiliser les salariés aux mesures "barrière", l’INRS publie cinq documents de communication.
Les affiches illustrent :
  • les gestes relatifs au port du masque en tissu (masque barrière ou grand public) ;
  • les gestes à adopter pour un port efficace du masque chirurgical ;
  • les gestes barrières au travail ;
  • les mesures barrières concernant les repas et les pauses sur le lieu de travail ;
  • les recommandations concernant les réunions.
(publié le 25 mai 2020)

Le HCSP recommande de ne pas utiliser les visières (ou écrans faciaux) en remplacement des masques.

Dans un avis rendu le 15 mai 2020, "Le Haut Conseil de la santé publique recommande de ne pas utiliser les visières en remplacement des masques" dans le contexte de l’épidémie Covid-19.
"Les visières utilisées doivent répondre à certaines caractéristiques minimales en terme de dimensions, matériaux (résistance, nettoyage, transparence).
Toute manipulation d’une visière doit être précédée et suivie d’une hygiène des mains".
(publié le 25 mai 2020)

Fumeurs et vapoteurs en temps de Covid-19

En dépit de ce qui a été subodoré en début d’épidémie de Covid-19, les fumeurs ont bien un risque majoré de contracter le Covid-19, mais aussi d’être atteints de formes sévères (risque accru de 50%), et de passer en réanimation ou de décéder (risque augmenté de 133% par rapport à celui d’un non-fumeur), non seulement parce que le tabac altère les défenses immunitaires et les capacités pulmonaires, mais aussi parce qu’ils portent souvent leur main à la bouche qui est une porte d’entrée du virus.
Les fumeurs se révèlent aussi de forts contaminateurs en raison de leur toux fréquente et de la présence dans la fumée de tabac, de particules sur lesquelles se fixent les virus qui peuvent être inhalés par l’entourage.
Qu’il s’agisse de tabagisme ou de vapotage à l’extérieur, les nuages produits sont détectés jusqu’à 10 m autour de l’usager. Une distanciation physique de 10 m doit dès lors être respectée en présence de fumées de tabac ou de vapotage.
(publié le 25 mai 2020)

Ebola : un premier vaccin disponible

La Revue du Praticien, 2020, n°1038
Ervebo est le premier vaccin disponible ayant reçu une AMM conditionnelle pour prévenir la maladie à virus Ebola (MVE).
La Haute Autorité des Santé (HAS) a confirmé la stratégie vaccinale pour les personnes susceptibles d’être exposées au virus (équipes partant en mission en zone épidémique ou travaillant en France dans des établissements de santé susceptibles d’accueillir un cas), mais aussi en post-exposition le plus précocement possible (soignants exposés à des fluides corporels contaminés).
Protocole vaccinal : une seule injection chez les sujets âgés de plus de 18 ans.
Efficacité : ente 65 et 100% en prévention de la MVE de type Zaïre.
Persistent des incertitudes : durée de protection, efficacité et sécurité chez les enfants et les personnes vulnérables.
(publié le 25 mai 2020)

Un référent Covid 19 dans les entreprises

actueEL HSE, Editions Legislatives, , 15 mai 2020
La désignation d’un référent Covid 19 dans les entreprises n’est pas une obligation ; mais elle constitue "un plus" pour l’entreprise, afin de guider les mesures de prévention et de renseigner les salariés. Ce référent est d’ailleurs cité dans le programme national de déconfinement du gouvernement.
Ce référent "peut être un préventeur HSE, un représentant du personnel, un salarié formé sauveteur secouriste du travail, un encadrant de proximité formé à la prévention ou encore un salarié désigné compétent (SDC)".
Les organismes de formation ont déjà investi le créneau. La demande est forte notamment de la part des entreprises du BTP et du secteur des services.
Il est conseillé de se rapprocher du CSE (Comité social et économique) et de la CSSCT (Commission santé et sécurité et conditions de travail), avant de désigner ce référent Covid 19. L’idéal ne serait-il pas d’en proposer deux par entreprise ? L’un désigné par l’employeur et l’autre par les représentants du personnel avec la mission de travailler ensemble.
(publié le 15 mai 2020)

Les perturbateurs endocriniens
Mieux les connaître pour prévenir les risques en milieu de travail

INRS, ED 6377, mars 2020
L’INRS vient de mettre en ligne un nouveau dépliant synthétique de 6 pages qui vulgarise les principes de prévention des risques liés aux perturbateurs endocriniens en milieu de travail.
Après avoir rappelé leur définition, il liste les sources d’expositions professionnelles et explique comment les repérer et prévenir les risques.
(publié le 15 mai 2020)

Comportement vis-à-vis du tabac et de l’alcool pendant le confinement

Le Quotidien du Médecin, 14 mai 2020
Selon Santé Publique France, les données recueillies entre le 30 mars et le 1er avril 2020 (soit pendant la 3e semaine du confinement, imposé en raison de l’épidémie de Covid-19), auprès d’un échantillon représentatif de 2 003 personnes de plus de 18 ans, montrent que plus d’un quart des fumeurs (27%) et 11 % des buveurs ont augmenté leur consommation.
Ce phénomène s’est traduit en moyenne par cinq cigarettes de plus par jour, et a touché plus particulièrement les 25-34 ans (41 %) et les actifs travaillant à domicile (37 %).
La consommation d’alcool est restée stable pour 65 % et a diminué pour 24% ; mais 11 % des consommateurs d’alcool interrogés (qui représentent 67 % de l’échantillon) déclarent une augmentation de leur consommation d’alcool, que ce soit en termes de fréquence (pour 51 % d’entre eux), de quantité (pour 10 %) ou des deux paramètres conjugués (23 %).
Les plus touchés sont les moins de 50 ans, les individus vivant dans une ville de plus de 100 000 habitants et les parents d’enfants de moins de 16 ans. Les consommations étaient corrélées au risque d’anxiété et dépression.
(publié le 15 mai 2020)

La chlopromazine en essai clinique contre Covid-19

Vidal News, 12 mai 2020
Dans le cadre de l’étude reCoVery qui a vu le jour fin avril 2020, un essai clinique randomisé en simple aveugle pour évaluer l’efficacité de la chlorpromazine (LARGACTIL) dans le traitement de la COVID-19 chez 40 patients atteints de dyspnée modérée a été lancé par une équipe de l’hôpital Sainte-Anne (Paris), après qu’elle ait observé une moindre prévalence de la COVID-19 parmi leurs patients, que parmi les soignants de cet établissement.
Injectée à des souris infectées par un modèle murin de SARS-CoV-1, la chlorpromazine semble réduire les symptômes.
Enfin, l’activité immunomodulatrice de cette molécule pourrait se révéler utile pour contrôler les symptômes inflammatoires.
Les résultats sont attendus en septembre 2020.
(publié le 14 mai 2020)

Le moustique tigre continue à s’implanter en France

www.futura-sciences.com/planete/breves/insectes-moustique tigre
Futura Sciences rapporte que le moustique-tigre, vecteur de la dengue, du chikungunya et de zika est désormais implanté et actif dans 57 départements, contre 51 l’année passée. Les six nouveaux départements sont la Charente, le Cher, la Loire-Atlantique, les Yvelines, les Deux-Sèvres et la Vienne.
Dans 10 autres départements, le moustique-tigre a été "intercepté ponctuellement durant les cinq dernières années".
Au total, ce sont donc 67 départements concernés en France, soit 65 % du pays.
(publié le 12 mai 2020)