Dormir trop ou trop peu : les effets délétères

Le Quotidien du Médecin, 6 novembre 2020

L’étude prospective européenne Epic a mis en évidence un lien, selon une courbe en J, entre le risque de maladies chroniques, de diabète, d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral et une durée de sommeil inférieure à 6 heures ou supérieure à 9 heures.
Une méta-analyse de 36 études épidémiologiques portant sur plus d’un million de personnes a montré un risque relatif de développement d’un diabète de type 2 (DT2) de 1,48 pour un temps de sommeil de 5 heures ou moins et de 1,36 pour un temps de sommeil de 9 heures ou plus.
Une autre méta-analyse d’essais prospectifs conclut que le risque de diabète est minimal pour une durée de sommeil de 7,7 h.
Ajoutons que le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) touche particulièrement les personnes diabétiques (prévalence de 58 % à 75% chez les DT2, contre 20% dans la population générale) et que les formes sévères du SAOS sont rapportées essentiellement chez les diabétiques en sur-poids ou obèses et dont le diabète est ancien.

Mêmes conséquences pour les enfants de 5 à 10 ans ayant un temps de sommeil court : leur risque d’obésité est multiplié par 3,45.