La dysosmie post-rhinitique

Le Généraliste, mars 2021, n°2940 N. Bonfils, P. Bonfils
De l’article complet intitulé "les troubles de l’odorat", nous avons extrait l’anosmie post-rhinitique dont l’exemple typique est la dysosmie (trouble de l’odorat) post-Covid.
Suite à une rhinite aiguë caractérisée par obstruction nasale, rhinorrhée antérieure et postérieure et altération de l’odorat, et dysosmie qui se normalise à la guérison de la rhinite aiguë (du fait de la disparation de l’oedème au niveau de la fente olfactive), celle-ci peut perdurer.
Le diagnostic se fait à l’interrogatoire : la dysosmie est une conséquence immédiate de la rhinite aiguë.
L’examen rhinologique est normal et il n’existe aucun symptôme de dysfonctionnement rhino-sinusien. Dans 30% des cas, existe une parosmie (perception d’une odeur transformée), décalée de plusieurs semaines et une perte du goût.
Cette dysosmie affecte surtout les femmes, entre 55 et 65 ans et revêt les formes à parts égales d’une hyposmie ou d’une anosmie." Le retentissement psychologique et fonctionnel peut conduire à une dépression mais aussi à des conséquences alimentaires et et de sécurité environnementale".
La récupération spontanée atteint 60% mais demande 6 à 18 mois. Les patients stimuleront leur système olfactif dès qu’un début de récupération s’annoncera.