Mains et violoncelle

I. CAMPION Médecine des Arts. - 2008. - N° 59. - Pages 2-6
La position assise et l’existence de la pique ont tendance à figer le violoncelliste entre trois points fixes : l’appui de l’instrument au sol, l’appui de l’instrument sur son thorax et ses propres appuis sur la chaise. Une hauteur et une inclinaison de l’instrument inadaptées par rapport à la morphologie du musicien provoquent un déséquilibre des courbures rachidiennes en hyperlordose ou en cyphose lombaire. Il est primordial de souligner l’importance de l’équilibre des courbures rachidiennes entre les appuis et le poids de la tête. Ce placement, allié à la participation active de la ceinture scapulaire, permet de soulager la main des efforts de porter et d’orienter de manière efficace le membre supérieur dans tous les plans de l’espace. Les deux membres supérieurs devant travailler en parfaite coordination au service d’un unique résultat sonore, il ne faut jamais négliger le fait qu’un défaut de performance au niveau d’une main risque d’être compensé par un surcroît de travail du coté opposé.
(publié le 11 décembre 2008)