Détermination des besoins éducatifs des futurs médecins du travail par une méthode de groupes de discussion dirigée

J.F. GEHANNO, J. WEBER, F. CONSO, A. SOBASZEK, A. CANTINEAU, L. SIBERT, J.F. CAILLARD Archives des maladies professionnelles et de l’environnement. 2008, vol. 69, n°3, p. 423-437. - Bibliographie

Afin de définir les besoins éducatifs des futurs médecins du travail, une étude a été menée en deux étapes : l’examen des recommandations nationales ou internationales fixant les compétences à acquérir par les médecins du travail en voie de spécialisation et une série de 6 réunions de groupes de discussion dirigée (afin d’enrichir et de valider la liste de compétences attendues des futurs médecins du travail), constitués de médecins du travail en exercice, d’internes en médecine du travail, d’employeurs, de directeurs de services interentreprises et de représentants de salariés membres d’organisations syndicales.

« La méthode a été très bien acceptée par l’ensemble des groupes, qui ont souligné son intérêt et la nécessité de la démarche de modernisation des objectifs d’enseignement de la médecine du travail. 34 items présents dans la liste initiale ont été modifiés ou supprimés, et des notions concernant les contraintes psychiques et organisationnelles ont été ajoutées. La lisibilité de la liste initiale a été notablement améliorée ». Il n’en reste pas moins que les résultats des discussions révèlent une image classique de la santé au travail mais aussi un « besoin de nouvelles compétences concernant l’éthique, les outils statistiques et épidémiologiques ou la communication qui reflètent l’évolution de la médecine du travail vers la santé au travail ». Lors de la dernière réforme de la médecine du travail, les missions du médecin n’ont pas changé ; par contre ont été modifiées les conditions dans lesquelles les médecins les accompliront. Et même si « certaines des missions des médecins du travail sont ou seront déléguées à d’autres professionnels de santé au travail, ... le médecin doit rester compétent sur ces domaines, ... et cette possibilité de délégation n’a pas d’influence majeure sur le contenu des besoins éducatifs, si ce n’est de devoir être en mesure de communiquer avec ces autres professionnels ».

(publié le 21 janvier 2009)