Nouvelle preuve des effets du thé sur le métabolisme du mercure chez l’homme.

New evidence on the effects of tea on mercury in humans. I. RHEAULT, R. CANUEL, S. BOUCHER de GROSBOIS, M. LUCOTTE, L. ATIKESSÉ, C. LAROSE Archives of Environmental and Occupational Health, 2006, vol. 61, n° 5, p. 232-238. - Bibliographie.

Les auteurs canadiens présentent les résultats d’une expérimentation au cours de laquelle ils ont exploré le rôle du thé dans le métabolisme humain du méthylmercure (MeHg) provenant de la consommation de poisson. L’expérience a porté sur 50 scientifiques du Collaborative Mercury Research Network (COMERN) qui ont accepté de manger du poisson à deux repas quotidiens pendant 3 jours consécutifs. La moitié des participants a aussi bu 6 tasses de thé par jour, en commençant une semaine avant et en continuant pendant l’expérimentation. Les auteurs ont calculé la charge totale de MeHg que chaque participant avait ingéré à partir :

  1. du taux de mercure (Hg) mesuré dans le poisson et
  2. de la quantité de poisson mangé, et ils l’ont comparée avec les augmentations totales des taux de Hg et de MeHg dans le sang des participants.

Les résultats ont montré que le groupe de référence (non buveur de thé) métabolisait pratiquement 100 % du MeHg disponible dans le poisson, tandis que le groupe exposé au thé avait des taux sanguins de MeHg supérieurs de plus de 40 % de ceux disponibles dans le poisson fourni, suggérant qu’une réserve extérieure de MeHg approvisionnait une partie de l’augmentation sanguine mesurée du MeHg. Les auteurs concluent que le thé peut accélérer le cycle entéro-hépatique du MeHg et contribue à une bio-amplification temporaire du MeHg dans le flux sanguin.

(publié le 23 septembre 2008)