Les bureaux semblent moins pollués que les logements

Carole Mandin interviewée par K. Delaval, C. Favallec Travail et Sécurité, 2018, n°797, pp. 10-12
Un air intérieur est considéré de bonne qualité s’il ne fait pas apparaître de problèmes sanitaires.
La pollution intérieure provient de l’environnement extérieur, des matériaux présents et des modes de vie des occupants.
L’exposition à ces polluants peut entraîner de légers symptômes généralement sans gravité mais qui peuvent devenir très sérieux si elle dure de longues périodes.
L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a mené des campagnes de mesures nationales dans des logements, des écoles et des bureaux entre 2003 et 2007, afin de recueillir des informations objectives, de mieux connaître la contribution spécifique de certaines sources de pollution et d’évaluer la ventilation de ces espaces.
Les sources de pollution rencontrées dans les bureaux sont en lien avec les ordinateurs, imprimantes et photocopieurs (composés organiques volatils, ozone, particules fines et ultrafines), les produits d’entretien (alcools, terpènes, éthers de glycol, cétones).
Les données collectées permettent de conclure que les bureaux sont globalement moins pollués que les logements.
En septembre 2018, une campagne auprès des établissements sanitaires et médico-sociaux va être lancée, ainsi que dans les logements pour documenter la présence de nouvelles substances et notamment les pesticides.
Les Allemands qui en sont à leur cinquième campagne de mesures ont noté que la présence de plomb diminuait au fil du temps tandis que les terpènes ou les pyréthrinoïdes (présents dans les anti-poux et anti-puces) étaient de plus en plus présents.
Pour conclure, il faut renouveler fréquemment l’air intérieur (ouvrir les fenêtres ou s’équiper d’une ventilation mécanique qui sera entretenue régulièrement), limiter l’introduction de sources de pollution (tabagisme, chauffage d’appoint au pétrole, parfums d’intérieur, etc...).
(publié le 31 octobre 2018)