Etude des biomarqueurs rénaux chez des sujets exposés aux poussières de silice

I. Amrani, N. Haddam, S. Sekkal, A. Taleb Environnement Risques et Santé, ERS, 2015, vol.14, n°5, pp.425-430. Bibliographie
Une revue de la littérature confirme le rôle néphrotoxique de la silice mais les données épidémiologiques sont contradictoires sur le mécanisme par lequel la silice provoquerait une maladie rénale.
Les tests habituellement utilisés pour le dépistage des pathologies rénales ne sont pas suffisamment sensibles pour détecter des effets néphrotoxiques à un stade précoce et c’est pourquoi de nombreux biomarqueurs ont été utilisés, dont des protéines de haut poids moléculaire (albumine) pour évaluer l’intégrité du glomérule et des protéines de faible poids moléculaire (B2 microglobuline, protéine transporteuse du rétinol ou RBP) et d’enzymes lysosomiaux pour évaluer celle du tubule rénal.
Afin d’évaluer l’efficacité de ces biomarqueurs dans la détection précoce des dysfonctionnements rénaux, une étude descriptive transversale comparant deux groupes exposés-non exposés a été menée chez des ouvriers intervenant dans un complexe minier et une carrière de la région de Tlemcen (Algérie).
Les résultats montrent une augmentation des taux d’albuminurie chez les sujets exposés. Chez les silicotiques, les taux d’albumine et de RBP sont augmentés et s’ils restent inférieurs aux normes physiopathologiques, ils peuvent néanmoins être un signe de lésions précoces au niveau du glomérule et des tubules proximaux.
(publié le 14 décembre 2015)