Evaluation des risques professionnels dans un cabinet d’orthoprothésistes

Y. Le Prunenec, P. Le May, V. Gay, C. Leborgne, M. Courtois, W. Dab Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 2011, vol.72, n°3, pp.264-265. Bibliographie
Il est détaillé ici la prestation d’un intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP), venu épauler une entreprise (du secteur de l’orthoprothèse de dix salariés), dans sa démarche d’évaluation des risques.
L’analyse (qui a duré trois mois) a associé une recherche documentaire, une visite sur le terrain, des mesures des ambiances physiques au travail (lumineuse, thermique et sonore), une information sur les produits utilisés, l’analyse des fiches de données de sécurité.
Elle a permis de faire apparaître de nombreux risques.
Quand il s’agit de gros appareillage, le risque est essentiellement chimique en lien avec des résines acryliques ou époxydiques, des peroxydes, des méthacrylates de méthyle, du polyéthylène et du polypropylène, la plupart de ces produits étant reconnus comme agents chimiques dangereux, voire pour l’un d’entre eux, cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Il a été proposé la suppression de ces produits et en cas d ’impossibilité, de maîtriser le risque au plus bas niveau techniquement possible.
Le risque incendie a aussi été évalué et il a été conseillé de stocker les produits loin des sources de chaleur.
Il a été également préconisé de lutter contre le bruit (niveaux sonores moyens de 82 dB(A), d’améliorer l’éclairage insuffisant (notamment aux postes de couturières-ceinturières) et de soulager les contraintes posturales.
Cette étude met bien en évidence que les petites entreprises comportent des risques pour le personnel, souvent négligés et que l’apport d’une aide compétente extérieure (en l’occurrence un IPRP) est bienvenu.
(publié le 5 octobre 2011)