Evaluation des risques professionnels des salariés de la métallurgie : le cas des fluides de coupe

E. Gréaud, N. Faisant Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2012, vol.73, n° 6, pp.903-905. Bibliographie
Une large partie des salariés (81%) d’un atelier d’usinage, exposés aux brouillards d’huile générés par leur outil de travail se plaignaient de symptômes :(boutons et démangeaisons, rougeurs, mycoses, plaques eczémateuses et problèmes respiratoires) qui disparaissent à l’interruption de l’exposition.
Une étude a alors été diligentée visant à évaluer quantitativement les risques.
Cette étude comprenait un questionnaire proposé aux salariés sur "les nuisances perçues, les symptômes et leur localisation, leur ancienneté dans la fonction et dans le poste et leur exposition à d’autres agents chimiques", complété par une analyse des fluides, des prélèvements atmosphériques et cutanés et une mesure semi-quantitative des agents biologiques présents dans les bains de fluide de coupe.
Les valeurs mesurées se sont révélées inférieures ou proches des VME (qui ne sont que des recommandations).
Faut il voir dans les symptômes un effet cumulatif des expositions ? Ou alors convient-il de mieux choisir les valeurs limites ?
L’American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) propose une valeur limite de 0,2 mg/m3 pour les brouillards d’huiles hautement raffinées. Or, les valeurs relevées dans cette étude en termes de concentration sur 8 h vont de 0,08 mg/m3 à 0,29 selon les échantillons.
La contamination dans les bains d’huiles solubles est importante pour les moisissures et le niveau de développement des micro-organismes est beaucoup plus faible pour les huiles entières. Un suivi des opérations doit donc être conduit pour permettre aux opérateurs de travailler dans de meilleures conditions d’hygiène.
(publié le 18 février 2013)