Evaluer l’exposition des salariés lors de la mise en oeuvre de résines époxydiques
Exemples concrets d’évaluation en entreprises

C. Hecht, D. Jargot Documents pour le Médecin du Travail, 2011, n°125, pp.49-60. Bibliographie.
L’INRS a mené des campagnes de mesurages entre 2005 et 2007 afin d’évaluer les expositions professionnelles aux résines époxydiques pour répondre aux sollicitations d’équipementiers automobiles et de plusieurs entreprises des secteurs de l’aérospatiale et de la fabrication de skis.
L’étude a inclus l’analyse chimique des résines utilisées en entreprise, la réalisation de prélèvements atmosphériques et de prélèvements surfaciques auprès de 7 entreprises.
Selon les activités, les quantités de résine utilisées quotidiennement peuvent aller de quelques grammes à plusieurs centaines de kilogrammes et les expositions sont tributaires des gestes et modes opératoires "personnels" des opérateurs (utilisation ou non d’équipements de protection individuelle).
Les teneurs en monomères sont très diverses variant de quelques % à plus de 90%.
L’exposition par inhalation aux monomères (DGBEA ou DGEBF) est toujours très faible voire indétectable, même lorsque la mise en œuvre se fait à chaud. Quand elle existe, elle est due à la présence dans l’air, d’agents durcisseurs ou au contact cutané avec les monomères de la résine.
Le contact cutané constitue la voie principale d’exposition, à l’origine d’eczémas, de rhinite et d’asthme. Il est quasi systématique même au travers des gants, à des niveaux variables selon les salariés, allant de 1 à 100. Le gant idéal n’existe pas : il est donc important de proposer des mesures de protection collective efficaces (substitution ou modification des résines, révision des procédures de travail, modification des comportements individuels), complétées par une meilleure utilisation des équipements de protection individuelle.
(publié le 21 juillet 2011)