Exposition cutanée aux hydrocarbures aromatiques polycycliques chez des travailleurs de l’asphalte
Dermal exposure to polycyclic aromatic hydrocarbons in asphalt workers

S Fustinoni, L Campo, P E Cirla, I Martinotti, M Buratti, O Longhi, V Foà, PA Bertazzi Occupational and Environmental Medecine, 2010, vol 67, n°7, pages 456-463. Bibliographie.

Les objectifs de cette enquête italienne (Milan) étaient d’évaluer l’exposition cutanée à 16 hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs) chez des travailleurs de l’asphalte par application de patchs échantillonneurs en polypropylène à six endroits du corps (le cou, l’épaule, le haut du bras, le poignet, l’aine et la hanche), pour identifier les composés et les sites d’exposition les plus représentatifs, et pour intégrer les résultats de l’exposition cutanée avec les données biologiques et environnementales.

Vingt quatre travailleurs de l’asphalte ont été recrutés. L’exposition cutanée a été évaluée au cours d’un seul poste de travail. Seize HAPs (du naphtalène à l’indeno [1,2,3 - CD] pyrène) ont été quantifiés par chromotographie gazeuse et spectrométrie de masse. L’exposition respiratoire, les HAPs urinaires et les métabolites monohydroxylés ont également été mesurés.

Le phénanthrène (PHE), présent dans tous les échantillons, était le composé le plus abondant (médiane 0.805 à 1.825 ng/cm²). Le benzo-a-pyrène (BaP) était présent dans 75% des échantillons (0.046 à 0.101 ng/cm²). Le poignet avait la contamination la plus élevée, avec des médianes de concentrations de PHE, de pyrène (PYR), et de BaP de respectivement 1.825, 0.527 et 0.063 ng/cm². Le PHE et le PYR sur le poignet étaient corrélés avec presque tous les HAPs à 3 ou 4 cycles (0.40542% des métabolites monohydroxylés de fin de poste étaient le résultat de l’exposition respiratoire, de l’exposition cutanée, et des niveaux de départ des biomarqueurs.

En conclusion, l’exposition cutanée aux HAPs se situait dans la tranche basse des ng/cm². Le PHE ou le PYR et le BaP étaient les composés les plus représentatifs et le poignet était le meilleur endroit pour réaliser des évaluations de l’exposition cutanée. A la fois l’exposition cutanée et l’exposition respiratoire ont contribué à la charge corporelle totale de HAPs, bien que la contribution relative ait été analyse-dépendante.

(publié le 12 octobre 2010)