Expositions professionnelles : comment et pourquoi les tracer

H. Jolly Prévention BTP, 2008, n°109, p. 51-53

« La traçabilité des expositions permet de garder en mémoire les informations pour le suivi médical des salariés pendant et après l’activité professionnelle ».

La démarche implique :

  1. une évaluation des risques par l’intermédiaire, soit de logiciels dédiés à cette pratique, soit d’outils spécialisés pour les entreprises du BTP (tels que MAEVA-BTP ou LARA-BTP développés par l’OPPBTP*), soit de matrices emplois-expositions, soit de fiches actualisées de situations de travail ou de fiches actualisées de nuisances (respectivement les FAST et les FAN crées par le GNMST/BTP**),
  2. l’inventaire des circonstances d’exposition et la quantification de cette exposition,
  3. un suivi médical et la conservation des fiches d’exposition dans un dossier médical spécial, confidentiel qui sera gardé au moins 50 ans après la fin de l’exposition,
  4. un suivi post professionnel pris en charge par l’assurance maladie.

Il apparaît que la traçabilité est souvent insuffisante : en raison d’un grand nombre d’intérimaires difficiles à suivre sur le long terme, du manque de maîtrise du port des EPI, du manque de communication entre les différents services de santé au travail, etc. L’avenir est probablement dans un dossier médical personnel (DMP) qui regroupera toutes les informations tout au long de la vie du salarié.
*OPPBTP : Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux publics, site : www.oppbtp.fr **GNMST/BTP : Groupement National Multidisciplinaire de Santé au Travail dans le BTP, site : www.gnmbtp.org

09B0103

(publié le 2 décembre 2008)