Prévention technique des risques chimiques

J. Triolet Encyclopédie Médico - Chirurgicale EMC, Pathologie professionnelle et de l’environnement, 2009, 16-065-A-15, 7 pages. Bibliographie

La grande diversité de produits utilisés oblige à une évaluation des risques pour la santé des salariés exposés. Selon le règlement REACH (enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques), c’est aux fabricants d’évaluer les risques et dangers des substances chimiques qu’ils mettent sur le marché. Parallèlement, le nouveau système de classification et d’étiquetage SGH (système général harmonisé) qui va coexister avec le système actuel jusqu’en 2015 va faire apparaître 28 classes de danger au lieu des 15 catégories de danger actuelles, le tout accompagné de nouveaux pictogrammes, tandis que la fiche de données de sécurité (FDS) fournit des informations complémentaires concernant les dangers du produit pour la santé et l’environnement ainsi que les moyens de protection et les mesures à prendre en cas d’urgence. C’est donc à partir de l’étiquette et de la FDS que l’entreprise utilisatrice du produit va pouvoir effectuer l’analyse et l’évaluation des risques, informer et former le personnel concerné et élaborer la notice qu’elle doit établir pour chaque poste de travail où un salarié est amené à utiliser des produits dangereux. L’analyse des risques doit suivre une méthodologie stricte : détection et identification, quantification et évaluation des risques en s’appuyant sur des références telles que le système des valeurs limites. La prévention des risques chimiques repose sur la mise en œuvre d’un ensemble de mesures : substitution des produits et procédés les plus dangereux, mesures organisationnelles, formation et information du personnel exposé, protection collective (c’est à dire capotage et ventilation avec vérification de leur efficacité) et enfin port d’équipement de protection individuelle quand le risque n’a pas pu être maîtrisé à la source. La « recherche du meilleur niveau de sécurité doit résulter d’une remise en question permanente de l’existant ; elle doit se faire dans la plus grande transparence pour tous les acteurs et conduire à la définition d’un risque résiduel, estimé aussi objectivement que possible en fonction des données scientifiques du moment et accepté par tous les partenaires ».

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(publié le 14 mai 2009)