Une moindre exposition des sous-mariniers au rayonnement naturel

A. Delhomme, D. Bar, C. Borgne, M. Crocq Radioprotection, 2010, vol.45, n°4, pp.561-565. Bibliographie.
31 membres d’un même équipage représentatifs des divers emplois rencontrés à bord d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) ont bénéficié d’un comptage anthroporadiamétrique sur 100 secondes dans les trente-six heures suivant le retour de mer, puis d’un comptage comparatif sur 100 secondes réalisé au moins trois semaines après.
L’exploitation des résultats montre que l’activité totale corporelle est plus élevée après un séjour à terre qu’à l’issue d’une patrouille sur SNLE. Ce qui s’explique par le fait que l’équipage d’un SNLE est soustrait à une partie des sources d’exposition naturelle, la masse d’eau autour du sous-marin constituant un excellent écran contre les rayonnements telluriques et cosmiques.
Par ailleurs, le sous marin filtrant et éliminant son air en continu, le radon d’origine naturelle décroit rapidement et finit par disparaitre.
La centaine de jours annuelle de patrouille des sous-mariniers affectés sur SNLE conduit sans conteste à une diminution de leur exposition naturelle tant externe qu’interne. La dose évitée d’origine naturelle pourrait être estimée à quelques dixièmes de mSv par an.
(publié le 19 janvier 2011)