Utilisation de l’échelle visuelle analogique (EVA) dans l’évaluation du stress au travail : limites et perspectives.
Revue de la littérature

F.X. Lesage, A. Chamoux Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 2008, Vol.69, n°5/6, p. 667-671. Bibliographie

L’échelle visuelle analogique (EVA) est souvent utilisée pour mesurer l’intensité de divers symptômes, en particulier la douleur. Elle fut utilisée pour la première fois en 1996 pour une évaluation subjective du stress, et incluse dans un autoquestionnaire. L’échelle EVA la plus simple est un segment horizontal de 100 mm dont les extrémités sont définies comme les limites du paramètre à mesurer, orientées du mieux vers le pire. L’échelle de Chamoux ne comporte sur la face visible par le sujet, que deux informations : « absence de stress au travail » et « stress au travail insupportable ». La formulation de la question posée conditionne directement le paramètre mesuré. De nombreuses études ont cherché à valider le paramètre mesuré par EVA avec des questionnaires de référence. Plusieurs auteurs proposent une utilisation conjointe de l’EVA et de questionnaires et notent une bonne corrélation entre les résultats.

Les limites à l’utilisation de cette échelle sont l’absence de consensus quant au format de l’EVA, une grande disparité tant en termes de terminologie que de traitement des informations produites par cette échelle. Au demeurant, cette EVA est un outil particulièrement adapté à la pratique des médecins du travail. Simple et rapide d’utilisation, elle est employable tant d’un point de vue individuel que dans l’évaluation du groupe pour le dépistage du stress. Elle pourrait également être utilisée de manière répétée dans le temps et deviendrait un outil de veille de la souffrance psychique au travail.

09B0369

(publié le 6 avril 2009)