Etude canadienne sur la stabilité des échelles

Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité au travail (IRSST-Canada) preventrFocus, 2021, janvier, pp.4-5
Au Québec, 20% des lésions dues à une chute de hauteur ont été causées par une chute à partir d’une échelle.
L’ Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité au travail (IRSST-Canada) s’est intéressé à la stabilité des échelles et plus de 300 essais de stabilité ont été réalisées sur des échelles et des escabeaux par des expérimentateurs de taille et de poids différents.
L’angle idéal d’inclinaison d’une échelle se situe autour de 75°, afin d’éviter le glissement du pied ; un angle plus important favorise la probabilité de basculement en arrière.
Plus le travailleur est lourd et plus le risque d’instabilité est présent à partir du 5e ou 6e échelon. Plus le travailleur est grand et plus le risque d’instabilité est important, mais ce facteur est moins déterminant que le poids du travailleur.
Le matériau de l’échelle est à prendre en compte et plus l’échelle est lourde et moins le risque d’instabilité est présent, mais se pose alors le problème de sa manutention.
La technique de montée à l’échelle est importante : le fait de gravir les premiers échelons en positionnant son bassin de côté plutôt que face à l’échelle, a pour effet de rapprocher le centre de gravité de l’opérateur de l’échelle et donc d’offrir une stabilité accrue.
(publié le 22 avril 2021)