Evaluation métrologique et biométrologique de l’exposition aux HAPs dans les centres de contrôle technique automobile

D. Lucas, P. Capellmann, B. Bouard, M-L. Parod, I. Petton, D. Jegaden, V. Appere Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2019, vol.80, n°4, pp. 250-256. Références
Afin de connaître l’exposition réelle des techniciens de contrôle technique automobile aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs), une étude a été menée auprès de 14 salariés (tous non fumeurs) de 9 entreprises.
Des prélèvements atmosphériques avec analyse de 19 HAPs (7 gazeux et 12 particulaires) ont été réalisés au poste de travail, complétés par des biométrologies unaires des métabolites des HAPs gazeux et particulaires chez tous les participants à l’étude.
Les activités de ces salariés consistaient en des contrôles techniques sur des véhicules diesel et essence quasiment à parts égales.
Huit centres étaient ouverts vers l’extérieur et quatre avaient des extracteurs de gaz d’échappement.
Si 93% des salariés bénéficiaient de gants de protection contre les risques mécaniques, aucun n’avait à disposition de masques respiratoires.
Tous les prélèvements ont été analysés au CHU de Grenoble.
Les résultats font état de 99% d’HAPs gazeux et de 1% d’HAPs particulaires. Toutes les concentrations sont inférieures aux valeurs professionnelles recommandées.
Les taux urinaires pour le 3-hydroxybenzo(a)pyrène [métabolite du benzo(a)pyrène] sont indétectables, ceux pour les autres métabolites sont très bas et donc comparables à ceux de la population générale.
Cela ne doit pas dissuader de mettre en place ou de poursuivre les mesures de prévention collective et individuelle.
(publié le 10 janvier 2020)