Exposition chimique des salariés dans les activités de dépollution des sols contaminés par hydrocarbures

P. Poirot, F. Clerc Hygiène et sécurité du travail, 2016, n°245, pp. 72-77. Bibliographie
Afin d’évaluer les risques des personnels travaillant à la réhabilitation des sites et des zones polluées, l’INRS a procédé à sept campagnes de mesure réalisées sur cinq chantiers temporaires et deux sites permanents. Ii s’agissait de zones en milieu urbain nécessitant l’excavation de terres, d’une ancienne usine présentant des sols pollués par des hydrocarbures aromatiques ou BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes), et de plates-formes valorisant des terres polluées issues de divers chantiers.
57 prélèvements individuels complétés de 59 mesurages en ambiance ont été effectués sur la durée d’un poste complet durant trois jours consécutifs sur l’ensemble des chantiers.
Il en ressort que le degré d’empoussièrement est nettement inférieur à la VLEP des matières particulaires sur tous les chantiers dont l’activité est réalisée en extérieur, mais néanmoins très variable selon les plates-formes.
L’exposition chimique est avérée et même si globalement les concentrations sont inférieures aux VLEP, elles demeurent très variables sur un même chantier et d’un chantier à l’autre.
Une estimation a priori du risque est impossible et seules des campagnes de mesures permettent d’évaluer avec précision les niveaux d’exposition sur le chantier.
La prévention collective est difficile à mettre en place.
Il faut donc se tourner vers les détecteurs spécifiques et le port de l’APR (appareil de protection respiratoire) pour les salariés travaillant hors cabine d’engin.
Les engins seront équipés de cabines climatisées pressurisées à air épuré.
(publié le 8 mars 2017)