Les laboratoires d’analyses biologiques

G. Brasseur, D. larroque, V. Leblanc Travail et Sécurité, 2018, n°790, pp. 15-30
En raison des contraintes et des coûts de l’accréditation obligatoire (reposant sur des normes européennes harmonisées), les laboratoires d’analyses privés ont été contraints de se regrouper et de nouveaux locaux ont été créés pour réorganiser l’activité, exigeant une incontournable évaluation des risques. Idem pour les établissements publics où la mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT) est une des mesures de la loi de modernisation du système de santé.
Nombreux sont les risques à prendre en compte dans l’aménagement des futurs locaux : le risque chimique (substances chimiques dangereuses dont certaines sont cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction), le risque biologique (infectieux avec contamination possible par voie aérienne, voie digestive ou par contact avec la peau ou les muqueuses), ce qui suppose des niveaux de confinement spécifiques à mettre en œuvre pour les salles techniques des laboratoires.
Mais chaque cas est unique, fonction des situations (le travail avec des animaux suppose des risques de morsure, de pincements...) et des gestes à réaliser au cours des différentes étapes dont les mouvements répétitifs (pipetage répété responsable de troubles musculosquelettiques), sans oublier les risques psychosociaux (travail avec de nouvelles équipes, selon des horaires différents, des activités inhabituelles ou des procédures contraignantes exigeant formation) et le risque routier (trajets et moyens de locomotion autres).
Le regroupement des petites structures a permis d’autre part, d’avoir des locaux adaptés et des équipements "dernier cri" dont des postes de sécurité microbiologiques ou des automates.
Il est rapporté ensuite plusieurs réalisations qui ont amélioré les conditions de travail des salariés en termes de ventilation, de bruit, de lumière, de posture, d’agencement ergonomique et même d’organisation du travail.
(publié le 8 mars 2018)