Risque chimique : former, sensibiliser et protéger

Protection Individuelle et Collective (PIC), 2020, n°120, pp. 31-39
En France, 38% des salariés sont exposés au risque chimique dans le cadre de leur activité professionnelle ; les domaines les plus concernés étant la maintenance (43% des salariés), les travaux publics (32%) et la mécanique-travail des métaux (32%).
Ce risque chimique est à l’origine de 30% des maladies professionnelles reconnues chaque année en Europe.
Il est dès lors indispensable d’évaluer les risques. La première étape est l’identification des produits utilisés, puis la suppression ou la substitution des produits les plus dangereux (obligatoire si elle est techniquement réalisable).
Si c’est impossible, il faut se tourner vers la protection collective et ensuite vers la protection individuelle, si la protection collective est impossible à déployer ou se révèle insuffisante.
A cela s’ajoute, la formation et l’information du personnel (qui aide à la prise de conscience et au respect des mesure de sécurité), l’application des mesures d’hygiène, la définition et la diffusion des procédures d’urgence et le suivi de l’état de santé des personnels exposés.
La substitution peut se révéler complexe dans les petites entreprises. Il faut avoir recours à son fournisseur mais il est possible de demander l’aide du service de santé au travail ou des Carsat. De nombreux outils sont mis à disposition dont l’outil OIRA, développé par l’INRS pour l’évaluation des risques pour les petites entreprises.
Les salariés exposés au risque chimique font l’objet d’un suivi de leur état de santé : une visite d’information et de prévention (VIP) effectuée par un professionnel de santé et un suivi individuel renforcé (SIR) si le salarié est exposé à des agents CMR.
Des interviews d’utilisateurs, de fabricants de produits chimiques ou d’EPI apportent des points de vue complémentaires.
(publié le 31 mars 2020)