Risque d’accident exposant au sang lors des prélèvements veineux dans les laboratoires de biologie médicale de ville en 2015

G. Pelissier, I. Lolom, F. L’Hériteau, K. Lebascle, A. Suiro, S. Touche, C. Fabin , M-C. Bayeux-Dunglas, E. Bouvet Références en Santé au Travail, 2018, n°154, pp. 65-75
Dix ans après une première étude sur les risque d’accidents exposant au sang (AES) liés aux prélèvements veineux dans les laboratoires de biologie médicale (LBM) de ville, une nouvelle enquête a été réalisée, utilisant la même méthodologie.
L’étude a porté sur l’année 2015 et le recueil des données comportait deux volets : une enquête auprès des fabricants et distributeurs de matériels de prélèvement, et une enquête auprès des LBM privés de ville. Si tous les fournisseurs ont répondu, seulement 28 questionnaires ont été documentés par les biologistes des LBM, dont 20 renseignés en totalité.
Par rapport à l’enquête précédente portant sur les commandes de l’année 2004, tous les systèmes commandés sont des systèmes de prélèvement sous-vide (contre 90,3% en 2005) et 21,9% d’entre eux sont des matériels sécurisés (contre 7% en 2005).
86 AES dont 76 piqûres ont été notifiés, et le taux d’incidence des piqûres pour 100 ETP lors de prélèvements veineux est de 3,53.
Tous les LBM ont un dispositif permettant de recenser les AES et disposent d’une procédure écrite sur la conduite à tenir en cas d’accident et la plupart ont établi une procédure pour le tri des déchets et évaluent spécifiquement la procédure de prélèvement IV.
17 des 22 LBM inclus ont un programme de formation sur les précautions standard.
Il est indéniable que les réglementations de janvier 2010 et de juillet 2013 ont joué un rôle dans le maintien et le renforcement de la dynamique de prévention.
(publié le 26 juillet 2018)