Risques biologiques infectieux en animalerie de compagnie

V. Caron, L. Petre Références en Santé au Travail, 2017, n°150, pp. 43-51. Bibliographie

Les résultats d’une enquête de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) en 2009 mettent en évidence une méconnaissance des risques infectieux par les salariés travaillant en animalerie de compagnie. La fréquence des infections reste faible au regard du nombre d’animaux détenus pas les particuliers.
Les cas décrits dans la littérature sont le plus souvent des cas graves et non attendus, non nécessairement représentatifs.
Les cas de pasteurollose liés à des morsures certainement plus fréquentes, sont rarement publiés.

La transmission des maladies se fait par voie cutanéomuqueuse, respiratoire, digestive ou par inoculation.
Les accidents les plus fréquents sont les morsures et griffures avec le risque de surinfections bactériennes (particulièrement graves chez les immunodéprimés ou en cas de négligence) et de séquelles fonctionnelles s’ils surviennent aux mains.

La prévention des pathologies graves est tout d’abord collective : strict respect des règles d’importation, bonnes conditions de séjour des animaux en cage, contrôle des paramètres d’ambiance (température, taux d’humidité), propreté des cages et facilité de nettoyage, séparation des différents locaux techniques, protection du contact avec les animaux extérieurs, système de ventilation efficace.
La prévention individuelle repose sur le respect des mesures d’hygiène individuelle, le port d’équipements individuels de protection (gants, lunettes, éventuellement masque de protection respiratoire).

Les employés bénéficieront d’une formation à la sécurité et d’une sensibilisation sur les risques biologiques.
Le salarié bénéficiera d’une visite d’information et de prévention dans un délai de 3 mois après sa prise de poste, mais avant la prise de poste s’il est exposé à des agents biologiques du groupe 2. Un suivi individuel renforcé sera mis en place pour les salariés exposés potentiellement à des agents biologiques du groupe 3.
Les femmes enceintes bénéficieront d’aménagement de poste ou de changement d’affectation.
Aucune vaccination n’est obligatoire mais la vaccination antitétanique est recommandée. Le médecin du travail conseillera l’employeur sur les vaccinations qu’il juge nécessaire après évaluation des risques.

(publié le 21 septembre 2017)