Burn-out, bore-out, brown-out : les maux de la souffrance au travail

I. Lopez Liaisons Sociales magazine, 2020, n°210, pp. 40-42

Les 3 B caractérisent la souffrance au travail

  • Le burnout :
    36% des travailleurs ont déclaré avoir déjà fait un burn-out selon une enquête nationale réalisée en mars 2017 auprès de 200 000 personnes et publiée par le syndicat CFDT.
    Ne confondons pas dépression et burn-out, insiste le psychiatre et psychanalyste Alain Meunier, fondateur des urgences psychiatriques en France.
    La personne dépressive reconnaît être souffrante, est souvent dans la plainte et est dans une situation de fuite ;
    le sujet "qui fait un burnout a peu de conscience du trouble, voire est dans le déni" et "présente une hyperactivité psychique centrée sur le travail ".
  • Le brown-out "
    Il se traduit par une "baisse de courant", une "démission intérieure" et survient quand le salarié ne comprend pas le sens de son travail et est privé de rôle concret à jouer.
  • le bore-out
    C’est l’ennui au travail, soit par manque de charge, soit par absence de défis professionnels, soit à cause d’une routine inintéressante. Il n’est pas facile à recenser car il est "tabou" (comment reconnaître que l’on est payé à ne rien faire ou pas grand chose ?)

Il n’est pas question d’opposer ouvriers et managers, tout le monde est victime ! La faute aux organisations, aux systèmes ?
Il faut définir la fonction managériale autrement que pyramidale : il n’est pas question d’avoir des "petits chefs" mais plutôt des facilitateurs, dans des entreprises prônant le respect, la bienveillance et associer les équipes à la performance.

La solution : "Agir sans incriminer personne" selon Christine Dimajo Donati.

(publié le 30 juillet 2020)