Mortalité attribuable aux expositions professionnelles en Suède

Mortality attributable to occupational exposure in Sweden B. Järvholm, C. Reuterwall, J. Bystedt Scandinavian Journal of Work, Environment and Health, 2013, vol 39, n°1, pages 106-111. Bibliographie.

Le but de cette enquête suédoise était d’estimer la mortalité par cancer, affections cardiovasculaires et affections respiratoires attribuables à des expositions professionnelles en Suède. Les estimations ont été calculées séparément pour les hommes et pour les femmes, et les auteurs ont pris en considération les décès survenus seulement entre 25 et 74 ans d’âge. Ils ont considéré les expositions/sites exposant au cancer classés 1 ou 2 selon l’Agence Internationale pour la Recherche sur le Cancer (IARC). L’infarctus aigu du myocarde a été la seule affection cardiovasculaire incluse dans l’enquête. Les affections respiratoires comprenaient la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’asthme, les pneumoconioses et les alvéolites. Tous les décès par pneumoconioses et alvéolites ont été considéré s comme liés au travail. Les estimations ont été basées sur la mortalité suédoise en 2007.

Au total, les auteurs ont estimé qu’il y avait environ 800 décès liés au travail par an dans les causes étudiées. La majorité des décès sont dus à l’infarctus aigu du myocarde, avec 126 morts chez les femmes et 337 chez les hommes attribuables à la contrainte au travail, au travail posté, aux gaz d’échappement, aux produits de combustion ou au tabagisme passif. Il y avait 99 décès liés à des affections respiratoires, l’immense majorité par BPCO (N = 92).

Au total, 270 morts par cancer ont été estimées être liées au travail. Pour les hommes, la moitié des cas sont attribuables à l’exposition à l’amiante.

En conclusion, ces résultats indiquent que les mesures de prévention pour diminuer la mortalité professionnelle devraient prendre en considération les facteurs associés avec l’infarctus du myocarde comme la contrainte professionnelle, le travail posté et les gaz d’échappement des véhicules ainsi que les produits de combustion. Les expositions aux facteurs associés à la BPCO, comme les poussières, sembleraient aussi importantes à prévenir.

(publié le 18 juin 2013)