Relation entre le nombre important d’heures travaillées et la dépression. Une enquête longitudinale sur 3 ans auprès d’employés de bureau.
Relationship between long working hours and depression. A 3 -year longitudinal study of clerical workers.

T. Amagasa, T. Nakayama Journal of Occupational and Environmental Medicine, 2013, vol 55, n°8, pages 863-872. Bibliographie.

L’objectif de cette enquête japonaise était de clarifier la façon dont l’excès d’heures travaillées affecte la probabilité d’une dépression actuelle ou à venir. Pour ce faire les auteurs ont utilisé les données provenant de quatre recueils répétés auprès de 218 employés de bureau, quatre modèles ont été établis associant les facteurs liés au travail à l’échelle d’humeur et de dépression. Le modèle final a été construit après avoir comparé et testé le bien fondé de l’index adéquat au moyen d’une équation de modélisation structurelle. Une analyse par régression logistique multiple a aussi été réalisée.

Le modèle final a montré la meilleure adéquation (index normé d’adéquation = 0,908 ; bien fondé de l’index adéquat = 0,936 ; déviation standard brute d’approximation = 0,018). Son effet total standardisé indiquait que le nombre important d’heures travaillées affectait la dépression au moment de l’évaluation et un à trois ans plus tard. Les odds ratio pour le risque de dépression étaient de 14,7 chez les employés qui n’étaient pas surchargés de longues heures travaillées en se référant à l’enquête initiale mais qui étaient surchargés de longues heures travaillées en se référant à la seconde enquête.

En conclusion, le nombre important de longues heures travaillées augmente les risques de dépression actuelle et à venir.

(publié le 30 janvier 2014)