Les employées de bureau restent à risque plus élevé de développer un cancer du sein après ajustement sur les facteurs de risque individuels (la reproduction et le mode de vie)
Female white-collar workers remain at higher risk of breast cancer after adjustments for individual risk factors related to reproduction and lifestyle

C. Kullberg, J. Selander, M. Albin, S. Borgquist, J. Manjer, P. Gustavsson Occupational and Environmental Medicine, 2017, vol 74, n°9, pp. 652-658. Bibliographie.

L’objectif de cette enquête suédoise est d’étudier la variation du risque du cancer du sein entre des groupes professionnels avec un focus sur les employées de bureau et les ouvrières et d’examiner dans quelle mesure les différences sont expliquées par des facteurs de risque (la reproduction et le mode de vie).
Entre 1991 et 1996, 14 119 femmes nées entre 1923 et 1950 résidentes à Malmö (Suède) ont été incluses dans cette cohorte. Les données individuelles sur les facteurs de risque (l’âge, la parité, l’âge de la 1ère grossesse, le nombre de mois d’allaitement par enfant, l’hormonothérapie, l’activité physique, l’alcool, le tabagisme, la taille et l’indice de masse corporelle) et le curriculum laboris ont été renseignés à l’aide d’un questionnaire. Les premiers diagnostics de cancer invasif du sein ont été identifiés par le registre suédois de cancer jusqu’au 31/12/2013.

Au total, 897 femmes ont été concernées par le cancer du sein. Des analyses ajustées selon l’âge montrent un risque augmenté pour les employées de bureau par rapport aux ouvrières, en particulier dans les professions administratives et comptables par rapport aux femmes du secteur de la vente, du transport, de la production et des services. Cette différence n’a été que marginalement atténuée après ajustement pour un ensemble étendu de facteurs de risque liés à la reproduction et au mode de vie.

Ainsi, la reproduction et le mode de vie n’expliquent qu’une mineure partie du risque augmenté de cancer du sein chez les femmes employées de bureau. D’autres études sont nécessaires pour étudier les facteurs restant en cause dans la différence de risque entre les groupes professionnels.

(publié le 20 février 2018)