Valeur du travail chez les employés atteints d’une maladie chronique
Value of work for employees with a chronic disease

M. Vooijs, M.C.J. Leensen, J.L. Hoving, H. Wind, M.H.W. Frings-Dresen Occupational Medicine 2018, vol 68, n°1, pages 26-31. Bibliographie.
La plupart des personnes atteintes d’une maladie chronique apprécient de travailler. Les connaissances sont toutefois limitées en la matière et on ne sait pas jusqu’à quelles limites ces salariés travaillent et les principaux motifs qui les y poussent. Un nombre limité d’études sur ce sujet est disponible et en particulier sur les facteurs spécifiques qui contribuent à la valeur perçue du travail. Les objectifs de cette enquête néerlandaise sont d’étudier les raisons qui permettent aux salariés ayant des maladies chroniques de travailler et les facteurs professionnels motivants ou démotivants. Cette enquête a été réalisée auprès de trois grandes fédérations de patients. Les répondants étaient en âge de travailler et avaient une maladie chronique. Les raisons et l’étendue de la valeur du travail ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives ; les aspects (dé)motivants ayant été analysés qualitativement à l’aide de logiciels spécifiques.
Les 1 683 répondants ont évalué la valeur travail avec une moyenne de 8 sur une échelle de 1 à 10 (1 : « le travail n’est pas important pour moi » et 10 : « le travail est extrêmement important pour moi »). Les raisons les plus fréquemment invoquées pour évaluer le travail étaient le salaire, le contact social et la capacité à contribuer à la société ; les aspects motivationnels du travail étaient l’indépendance financière, avoir un contact social positif avec les collègues ou les clients et avoir la capacité de contribuer à la société. En revanche, un contact social négatif, un travail inutile et une faible autonomie dans le travail démotivaient les personnes.
Les personnes atteintes de maladie chronique apprécient généralement le fait de travailler, essentiellement parce que cela leur permet d’être financièrement indépendantes, d’établir un contact social et de contribuer à la société.
(publié le 1er octobre 2018)