Comportements à risque chez les étudiants italiens du secteur de la santé : une étude transversale sur la promotion de la santé chez les futurs travailleurs du secteur de la santé
Risk behaviors among italian healthcare students : a cross-sectional study for health promotion of future healthcare workers

M. Belingheri, R. Facchetti, F. Scordo, F. Butturini, M. Turato, G. de Vito, G. Cesana, M. A. Riva La Medicina del Lavoro, 2019, vol 110, n°2, pp. 155-162. Bibliographie.

Les comportements à risque chez les jeunes adultes sont fréquents et sont particulièrement présents chez les étudiants du secteur de la santé.

Cette étude italienne s’intéresse à la prévalence du tabagisme, à la consommation excessive d’alcool à l’occasion de beuveries, à l’absence d’activité physique et à la prise de poids excessive sur une population d’étudiants en santé d’une université italienne.

Ces étudiants ont rempli un questionnaire anonyme à choix multiples, lors de la visite de santé au travail précédent leur stage hospitalier. Le questionnaire portait sur des caractéristiques socio-démographiques (y compris le statut professionnel et familial) et les comportements à risque. La prévalence de ces comportements à risque a été évaluée ainsi que leur association avec les caractéristiques socio-démographiques.
L’échantillon était composé de 494 étudiants (dont 65 % de femmes) : 23,2 % étaient fumeurs, 7,9 % avaient un poids excessif, 35 % ne pratiquaient pas d’activité physique et 50 % avaient déclaré avoir eu une consommation excessive d’alcool au moins une fois au cours des 12 derniers mois.
Des associations entre le genre masculin (30,5 %), les études en soins infirmiers (29,9 %) et le tabagisme ont été retrouvées. La fréquence de la consommation excessive d’alcool lors des beuveries était plus élevée chez les hommes (38,4%), les étudiants ayant une activité professionnelle (53,9%) et ceux vivant seuls (50%).
L’absence d’activité physique était associée avec le genre féminin (14,2%) et le fait de vivre seule (57,4%). Enfin, la co-présence de deux comportements et plus à risque était plus élevée chez les femmes (36,8%), chez les étudiants en soins infirmiers (39,6%) et chez les étudiants ayant une activité professionnelle (44,7%).

Ces constatations concernant la prévalence des comportements à risque et leur association potentielle avec des facteurs socio-démographiques, permettent de définir et de cibler des stratégies visant à réduire les comportements à risque chez les étudiants en santé.

(publié le 30 janvier 2020)