La radioprotection du personnel de santé dans la médecine des forces armées : mise en oeuvre et application

D. Berton, S. Pagie, B. Tainturier, G. Anoma, R. Le Bars, X. Michel, J-F. Boin Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 2020, vol.81, pp. 366-374. Références
Les centres de soins du Service de santé des armées (SSA) se retrouvent aussi bien dans des structures à terre que dans des structures embarquées à bord de navires militaires (dénommées bâtiments). Ces centres sont équipés d’installations de radiologie pour la médecine humaine ou vétérinaire (2500 chiens et 1400 chevaux militaires) et la dentisterie.
La surveillance du personnel repose sur le port de dosimètres à lecture différée éventuellement complétés d’une dosimétrie opérationnelle dans les bâtiments faisant appel à des activités de radiologie interventionnelle ou de scanographie.
Quelque soit le lieu ou le type d’utilisation, les praticiens suivent un référentiel homogène piloté par la direction de la médecine des forces, située à Tours.
Ce pilotage central est réalisé par le référent en radioprotection de la médecine des forces, qui est également chargé de la cohérence d’ensemble des déclarations dans le système d’information de la surveillance de l’exposition aux rayonnements ionisants (SISERI) et de la coordination des pratiques des organismes avec le service de protection radiologique des armées (SPRA). Pour les problématiques particulières, le pilote central consulte les référents métiers transverses qui ont un rôle d’appui technique pour les conseilles en radioprotection.
Le suivi médical des miliaires est assuré par des médecins qualifiés en médecine générale qui bénéficient de formations médicales spécifiques à leur armée d’appartenance, voire à leur unité d’affectation. Ces médecins sont appelés "médecins des forces". Le suivi médical des personnels de santé exposés aux rayonnements ionisants est assuré par des médecins des forces bénéficiant d’une formation continue et d’un accompagnement permanent par d’autres médecins militaires, qualifiés en médecine du travail et spécialisés en radioprotection.
Au total, les conditions de réalisation du suivi médical des personnes exposés aux RI , appelé suivi médico-radiobiologique sont superposables à celles définies dans le code du Travail.
(publié le 12 janvier 2021)