Plateformes de micro-travail : l’impact sur les emplois

L. Martin L’Usine Nouvelle, 2020, n°3643, p. 59
Depuis ces dernières décennies, émergent des plateformes de travail numériques ou plateformes de micro-travail.
Un commanditaire propose un travail externalisé à une communauté dispersée, via des plateformes Internet qui distribuent du travail, à des individus se trouvant dans une zone géographique bien précise ; mais le commanditaire, la plateforme et la personne qui effectue le travail peuvent se trouver dans des endroits différents.
Les tâches proposées sont plus ou moins spécialisées ou complexes et vont de la saisie de données à la reconnaissance visuelle en passant par la reconnaissance vocale ou la traduction.
La plateforme et le micro-travailleur ne sont liés par aucun contrat de travail. Il suffit d’accepter les conditions générales d’utilisation sur le site de la plateforme. Le but est de travailler de manière souple en marge du travail fixe, mais d’autres choisissent l’entreprenariat bien qu’il n’existe aucun engagement de la plateforme sur la quantité du travail à fournir et sur la régularité du travail. Ces tâches sont souvent mal payées.
Ce travail représente au mieux 1% du marché de l’emploi ; néanmoins l’enjeu est important pour le secteur de l’industrie, notamment dans le cadre du développement de l’intelligence artificielle qui requiert un travail de vérification important.
(publié le 19 mars 2020)