Taux de filtration glomérulaire et travail posté chez les officiers de police
Association between shiftwork and glomerular filtration rate in police officers.

L. Charles, J. Gu, D. Fekedulegn, M. Andrew, J. Violanti, C. Burchfiel Journal of Occupational and Environmental Medicine, 2013, vol 55, n°11, pages 1323-1328. Bibliographie.

Cette étude américaine explore les associations entre travail posté et taux de filtration glomérulaire chez les officiers de police blancs/hispaniques (n = 273) et les afro-américains (n = 81). Des analyses de variances ont été utilisées pour comparer les valeurs moyennes du taux estimé de filtration glomérulaire (eGFR) chez ces 2 catégories de personnel. Le travail posté était significativement associé avec eGFR chez les blancs/hispaniques uniquement ; le travail de jour (88, 6 ± 2,8), le travail d’après-midi (90,6 ± 2,9) et le travail de nuit (83,1 ± 3,1 ml/mn/1,73 m²), le travail d’après-midi versus le travail de nuit, (p = 0,007). Le pourcentage d’heures travaillées pendant l’équipe de nuit était inversement associé avec les niveaux moyens d’eGFR, avec p = 0,001. L’indice de masse corporelle modifiait l’association entre travail posté et eGFR (p = 0,038). Chez les officiers avec un indice de masse corporelle à 25 kg/m² ou au-delà, ceux qui travaillent la nuit avaient le taux le plus bas d’eGFR (après-midi versus nuit, p = 0,012 ; jour versus nuit, p = 0,029).

En conclusion, le travail posté de nuit est associé à une baisse de la fonction rénale chez les officiers blancs et hispaniques. D’autres études longitudinales incluant toutes les ethnies sont nécessaires.

(publié le 27 mars 2014)