Travail posté pendant une longue durée et augmentation du risque de cancer du sein au Canada
Increased risk of breast cancer associated with long-term shift work in Canada

A. Grundy, H. Richardson, I. Burstyn, C. Lohrisch, S. SenGupta, A. Lai, D. Lee, J. Spinelli, K. Aronson Occupational and Environmental Medicine, 2013, vol 70, n°12, pages 831-838. Bibliographie.

Le travail de nuit pendant une longue durée a été évoqué comme étant un facteur de risque de cancer du sein. De nouvelles études sont nécessaires pour évaluer la diversité des horaires en travail posté et leurs mécanismes complets afin d’évaluer l’exposition. Par ailleurs, peu d’études ont évoqué le rôle du sous-type de récepteur aux hormones.

Cette étude nord américaine (USA et Canada) a étudié les relations entre le travail posté avec équipe de nuit et le cancer du sein chez 1 134 cas et 1 179 témoins appariés par tranche d’âge à Vancouver (Colombie britannique – Canada) et Kingston (Ontario – Canada).

Les curriculum-laboris ont été analysés pour le travail de nuit et l’état des récepteurs hormonaux a été recueilli par l’analyse anatomo-pathologique de la tumeur.

Un tiers des cas et des témoins avaient un travail de nuit ; les associations avec la durée de travail de nuit n’ont pas démontré de relation que ce soit entre 0-14 ans et 15-29 ans, alors qu’une association existait au-delà de 30 ans (OR = 2,21 ; IC 95 % de 1,14 à 4,31) et cela que ce soit chez les professionnels de santé ou non.

L’exposition longue au travail posté avec équipe de nuit, dans diverses professions, est associée avec une augmentation de risque de cancer du sein et pas seulement chez les infirmières, comme dans la plupart des études déjà publiées.

(publié le 30 janvier 2014)