Cancer du sein
Le travail de nuit pointé du doigt

G. Brasseur Travail et Sécurité, 2011, n°717, pp.30-31. Bibliographie

L’enquête Cecile*, étude épidémiologique cas témoins a été menée par l’Inserm auprès de 2 500 femmes (1 200 patientes âgées de moins de 75 ans chez qui a été diagnostiqué un cancer du sein entre 2005 et 2007 en Ille-et-Vilaine et en Côte-d’Or, appariées à 1 300 témoins habitant dans les mêmes départements).
Un questionnaire très détaillé proposé par des enquêtrices infirmières, a permis d’obtenir un historique professionnel complet et notamment les horaires de travail pour chacun des emplois occupés au cours des carrières de ces femmes.
Les résultats vont dans le sens d’une association entre travail de nuit et cancer du sein. L’excès de risque semble moins élevé pour les femmes travaillant en début ou en fin de nuit. Il est par contre augmenté en cas de changements d’horaires fréquents dans la semaine et lorsque la durée de travail de nuit excède trois ans.
D’autres études donnent des résultats différents mais cette enquête est la seule à analyser aussi finement le travail de nuit.
Mais le débat est ouvert. Déjà, le Danemark reconnait comme maladie professionnelle depuis 2007, le cancer du sein chez certaines travailleuses de nuit.

* Cecile : Cancer du sein en Côte-d’Or et Ille-et-Vilaine et environnement

(publié le 6 juin 2011)