Travail de nuit et maladie de Parkinson au Danemark
Occupational history of night shift work and Parkinson’s disease in Denmark

E. Schernhammer, C. Lassen, L. Kenborg, B. Ritz, J. Olsen, J. Hansen Scandinavian Journal of Work, Environment and Health, 2015, vol 41, n°4, pages 377-383. Bibliographie.

Cette enquête danoise examine si le travail de nuit est associé au risque de maladie de Parkinson (MP). Entre janvier 2008 et décembre 2010, 1 808 patients ayant un diagnostic confirmé de MP idiopathique au Danemark et 1 876 contrôles appariés, selon l’année de naissance et le sexe, ont été recrutés.

Des informations concernant leur curriculum-laboris, en particulier sur le travail de nuit, la consommation de caféine, d’alcool et de tabac, les antécédents familiaux de MP, ont été recueillies au moyen d’interviews téléphoniques structurées.

Dans l’ensemble, il n’y avait aucune association entre le travail de nuit et la MP (odds ratio (OR) pour tout type de travail de nuit (c’est-à-dire travail de nuit permanent ou alternant) = 0,1 ; IC 95 % de 0,86 à 1,21). Comparés aux personnes qui n’avaient jamais travaillé de nuit, les risques de ceux ayant des durées importantes de travail de nuit ne semblaient pas différents (OR < 10 ans = 0,95 ; IC 95 % de 0,75 à 1,19 ; OR de 10 à 19 ans = 1,09 IC 95% de 0,77 à 1,53 ; OR > 20 ans = 1,05 ; IC 95 % de 0,81 à 1,37, p = 0,23). Les associations étaient similaires chez les hommes et les femmes.

Ces données suggèrent que le travail de nuit n’est pas associé à la MP ou qu’une faible tolérance du travail de nuit est un marqueur précoce de MP . Une confirmation est requise.

(publié le 21 août 2015)