Risques du travail de nuit
A Strasbourg, les entreprises s’organisent

D. Durand de Bousingen Le Quotidien du Médecin, 20174, n°9693, p.9
Le travail de nuit étant inéluctable dans certains métiers, les chercheurs en santé au travail et les médecins proposent de nouveaux aménagements pour réduire les risques, révélés lors d’un colloque organisé à Strasbourg par la Caisse d’Assurance Retraite et Santé au travail d’Alsace-Moselle.
Le rythme "deux fois 12 heures" est le plus perturbant ; il doit être abandonné.
Le rythme "3 huit" qui comprend une semaine du matin, une semaine d’après midi et une semaine de nuit trop perturbant est aussi à exclure.
On leur préfère un rythme plus court : 2 jours du matin, 2 jours d’après-midi et 2 jours de nuit ou un décalage d’une heure des horaires de travail : le 5 heures-13 heures devient un 6 heures-14 heures, les tranches suivantes étant aussi retardées d’une heure.
Mais les salariés n’en voient pas toujours les avantages, les heures de trajet ou de repas primant à leurs yeux.
Reste alors la sieste courte (entre 10 et 30 minutes), dont les bénéfices sont réels en termes de vigilance mais les employeurs français y semblent pour la plupart encore réticents.
Évoquons aussi la suppression du travail de nuit (est-ce bien utile de laisser les magasins ouverts la nuit  ?)
(publié le 16 novembre 2018)