Travail de nuit et cancers hématologiques : une étude cas-témoins en population générale dans trois pays nordiques
Night-shift work and hematological cancers : a population based case-control study in three Nordic countries

M. Talibov, E. Pukkala, J I. Martinsen, L. Tryggvadottir, E. Weiderpass, J. Hansen Scandinavian Journal of Work, Environment and Health, 2018, vol 44, n°3, pp 258-264. Bibliographie.

L’objectif de cette étude cas- témoins finlandaise est d’évaluer l’effet du travail de nuit sur le risque de cancers hématologiques.
Ce travail a inclus 39 371 cas de leucémies, 56 173 cas de lymphomes non hodgkiniens, 9 322 cas de lymphomes hodgkiniens et 26 188 cas de myélomes multiples diagnostiqués entre 1961 et 2005 en Finlande, Suède et Islande. Cinq témoins pour chaque cas ont été sélectionnés dans l’étude nordique sur le cancer professionnel (NOCCA), appariés sur l’année de naissance, le genre et le pays. _ L’exposition au travail de nuit a été attestée en utilisant la matrice emploi-exposition de la NOCCA. Les odds-ratio (OR) avec leurs intervalles de confiance à 95 % ont été calculés à l’aide de modèles de régression logistique conditionnelle.

Dans l’ensemble, le travail de nuit n’était pas associé au risque de cancer hématologiques. Les auteurs ont observé une faible, mais non significative, augmentation du risque de leucémie (OR =1,07 ; IC 95 % de 0,99 à 1,66), en particulier pour la leucémie myéloïde aiguë (OR = 1,15 ; IC 95 % de 0,97 à 1,36) chez des travailleurs exposés à un niveau élevé d’exposition cumulée au travail de nuit.
L’exposition au travail de nuit n’était pas associée aux cancers lymphoïdes ou aux myélomes multiples.

Cette étude ne soutient pas l’association entre travail de nuit et cancers hématologiques.

(publié le 26 novembre 2018)