Travail de nuit
Le repos en cours de poste favorise l’efficacité au travail

Prevent focus, mai 2016, p. 21-23
Il faut cesser de penser que prendre du repos au travail n’est pas professionnel.
Preuve en est : une étude menée dans un service de soins intensifs de cardiologie d’un hôpital français où travaillent deux équipes de nuit pendant une durée de 10 h (avec un cycle de rotation de 2 semaines) pendant lesquelles les infirmiers doivent accomplir cinq tours de surveillance des malades, faire face à l’arrivée d’entrants, répondre aux appels des patients et réagir à toutes les situations d’urgence concernant les patients hospitalisés.
Il est proposé au personnel un temps de repos aux alentours de 3h du matin et/ou aux alentours de 5h. Des transats sont à disposition du personnel, installés dans la salle où se trouvent les moniteurs de surveillance des malades.
22,2% des sujets enquêtés ont pris leur repos à 5h, 4,1% à 3h et 36,1% à la fois à 3h et à 5h du matin, si les exigences du travail le permettaient, mais certains n’ont pris aucun repos.
Il apparaît que les salariés qui ont pris du repos (peu importe le nombre) sont moins somnolents après le repos de 5h (par rapport à ceux qui n’ont pris aucun repos) et estiment "avoir fait un bon travail" au cours de leur poste de nuit (87% ont un score supérieur à 7 sur une échelle allant de 0 à 10).
Cette étude confirme l’intérêt d’aménager des temps de repos lors des postes de nuit, lorsque les exigences du travail le permettent.
(publié le 26 juillet 2017)