Risques liés aux robots au travail
La normalisation à la rescousse

Prevent Focus, 2017, avril, pp. 14-18

Les risques liés aux robots ne sont pas à négliger. Ce n’est plus la crainte de perdre son emploi qui inquiète le salarié face aux robots : en effet, des chercheurs estiment que 9% à peine des emplois existants pourraient être automatisés dans les pays développés.
Les risques sont plutôt liés :

  • aux outils embarqués (aide au déplacement des charges lourdes, chargement, etc) qui peuvent présenter des dangers en cas de panne, ou de contact, ou de circonstances imprévisibles ;
  • à la redistribution des tâches qui peut entraîner une perte de compétences des opérateurs qui pourraient ne plus savoir intervenir efficacement en cas d’urgence ;
  • aux rencontres avec les humains lorsque le robot n’est pas conçu pour fonctionner à côté des travailleurs ;
  • à une intelligence artificielle bien développée et à l’accès aux réseaux (risque de logiciel malveillant, d’erreurs de programmation) ;
  • aux interventions sur le robot.

La responsabilité en cas d’accident devient une question cruciale. Qui sera incriminé ? Le concepteur du robot ? Le fournisseur d’accessoires ? Le mécanicien monteur ? L’ opérateur ?
Enfin, d’importantes questions éthiques se posent, notamment celle de privilégier l’humain sans endommager le robot.
La normalisation est cruciale pour le développement futur. Depuis 2015, 15 normes ISO et 9 projets de normes ISO ont été publiées.
Les groupes de travail ont défini un certain nombre d’exigences visant à réduire la gravité des conséquences en cas d’impact éventuel (contrôle des vitesses, respect d’une distance de sécurité, limitation de la puissance).

(publié le 13 juillet 2017)