Contaminations professionnelles par le VIH, le VHC et le VHB chez le personnel soignant : le point au 31 décembre 2018

Références en Santé au Travail, 2020, n°161, pp. 5-7. Bibliographie
Outre la surveillance des accidents avec exposition au sang (AES), un recensement des contaminations virales professionnelles VIH, VHC et VHB survenues chez des soignants dans les suites d’un AES est organisé, afin d’analyser les facteurs de risque et d’améliorer la prévention.
Cette surveillance est assurée par le GERES (groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux).
Les sources d’information sont les médecins du travail, les CPIAS (centres de prévention des infections associés aux soins), les infectiologues, les hépatologues et les déclarations obligatoires des infections VIH chez les professionnels de santé et les signalements d’infections nosocomiales.
Les données sont recueillies sous la forme de questionnaires non nominatifs.
Cette surveillance montre que le nombre de contaminations par le VIH ou le VHC a diminué au cours du temps, surtout pour le VIH (aucun cas déclaré depuis 2004), non seulement en raison des efforts de prévention des AES, mais aussi grâce aux traitements antirétroviraux administrés en post-exposition au VIH.
Pour le VHC, 73 séroconversions ont été déclarées depuis 1991. Aucune entre 2013 et 2016 et une seule en 2017, concernant un chirurgien contaminé lors d’une ostoésynthèse très hémorragique chez une patiente (ayant été diagnostiquée d’une hépatite C dès 1998 mais ni explorée, ni traitée). Le chirurgien n’avait pas le souvenir d’un AES survenu à cette occasion, mais génotypage et séquençage des virus ont permis d’en retrouver l’origine.
L’absence de contamination VHB est bien le témoignage de l’efficacité de la vaccination, obligatoire pour les soignants.
(publié le 30 avril 2020)