Être poly-accidenté(e) n’est pas une fatalité !

Protection Individuelle et Collective (PIC), 2020, n°120, pp. 60-61

Certains collaborateurs sont régulièrement confrontés à des accidents de travail : on les définit sous le terme de poly-accidentés.

Les poly-accidentés peuvent l’être du fait

  • de leur activité à risque
  • d’une problématique de management et/ou d’organisation du travail (productivité excessive, agressions permanentes, pression du client…)
    Mais il existe aussi
  • des poly-accidentés de complaisance
  • des poly-accidentés ayant une déficience physiologique ou psychique
  • des poly-accidentés "casse-cou"
  • des poly-accidentés "distraits".

Pour lutter contre ces comportements, il faut éviter les messages autoritaires qui vont générer un mécanisme de rejet ou d’opposition. Il faut développer la prise de conscience positive et individuelle, l’envie de progresser et de mieux se préserver.
Le coaching est une pratique intéressante, dans la mesure où la pédagogie est active et participative. Il ne faut pas essayer de convaincre ces poly-traumatisés. C’est à eux de se convaincre eux-mêmes. Pour cela, il faut leur proposer de s’autoévaluer sur les éléments qui les ont conduit à l’accident. Ils sont alors invités à mettre en place des actions de progression et à définir un plan d’action pour s’améliorer dans le domaine de la sécurité.
Trois à quatre mois plus tard, ils reviendront présenter leur retour d’expérience et faire part de la prise de conscience de leur mise en danger .

Les résultats son encourageants. Méfiants au départ, ils acquièrent la volonté de se préserver et souhaitent faire profiter leurs collègues de cet apprentissage. La bienveillance portée aux individus, plus que l’autorité, donne de bien meilleurs résultats.

(publié le 31 mars 2020)