Asthme professionnel
Mieux le reconnaître pour le déclarer

J. Ameille Le Concours Médical, 2009, vol.31, n°9, p.316-318. Bibliographie

Selon les données de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) dont les prestations concernent environ 15 millions d’actifs sur 25 millions en France, les asthmes reconnus en maladie professionnelle sont de l’ordre de 200 à 300 cas, ce qui représente une incidence estimée de l’ordre de 13 à 20 cas par million de travailleurs et par an. Si l’on se réfère à une revue de la littérature sur la fraction de risque d’asthme attribuable à l’environnement, et à une étude prospective de grande ampleur sur le même thème, l’incidence atteint 250 à 300 cas par an et par million de travailleurs. Le nombre de cas incidents d’asthme professionnel varie donc d’un facteur 10 selon la nature des sources. Il est donc clair que la sous-déclaration est patente notamment chez les artisans. Les métiers le plus souvent en cause sont les boulangers et les pâtissiers (20% des cas incidents), les métiers de la santé (10%), les métiers de la coiffure (7%), les métiers de la peinture (8%), les métiers du bois (5%), les métiers du nettoyage (4%). Depuis une dizaine d’années, des professions se sont mobilisées pour promouvoir des bonnes pratiques susceptibles de limiter les risques. Parallèlement un observatoire national des asthmes professionnels (ONAP) a été créé afin de suivre l’incidence des asthmes professionnels. Un programme ONAP II a été lancé en 2008 afin d’obtenir un recueil aussi exhaustif que possible des cas d’asthme professionnel par un réseau de médecins spécialistes.

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(publié le 23 septembre 2009)