Coeur et travail
Travail contraignant : un facteur de risque cardiovasculaire ?

A. Chamoux La Revue du Praticien, Médecine Générale, 2011, vol. 25, n° 858, pp. 252-253. Bibliographie
Hormis les agents chimiques organiques et minéraux et les agents physiques auxquels peuvent être exposés les salariés dans le cadre de leur travail, d’autres facteurs ont été identifiés comme augmentant le risque cardiovasculaire : le stress au travail, le travail posté, la sédentarité et le tabagisme passif.
20% des salariés européens estiment que leur stress professionnel retentit sur leur santé ; le stress en effet libère des hormones telles que le cortisol (qui croît jusqu’à 2,5 à 4 fois la normale chez des individus soumis à une situation très stressante), l’adrénaline, la noradrénaline ou la SHDEA (sulfate de déhydroépiandrostérone), ce qui induit hypertension artérielle et augmentation de la fréquence cardiaque.
Le risque de maladie cardiovasculaire est augmenté de 40% chez les travailleurs postés en raison d’une rupture de phase entre les informations issues de l’ environnement et celles véhiculées par le cycle veille-sommeil. Il s’ensuit risque d’augmentation du cholestérol, de syndrome métabolique, d’hypertension artérielle et de diabète.
80% des travailleurs ont une activité professionnelle sédentaire, ce qui induit des augmentations des diabètes de type 2, une prise de poids, une élévation de la tension artérielle et des facteurs de coagulation. Cela s’ajoute souvent à une alimentation déséquilibrée et à une consommation d’alcool et de tabac.
En ce qui concerne le tabagisme passif, une étude récente a montré que la mise en application de la législation anti-tabac a entraîné une réduction des infarctus du myocarde.
(publié le 21 juillet 2011)