Hanche, genou et activités professionnelles

B. Fouquet, C. Hérisson Elsevier Masson SAS, Issy-les-Moulineaux, 2011, Collection Médecine de réadaptation et pathologies professionnelles, 89 pages
Cet ouvrage regroupe les communications qui ont été présentées dans le cadre des 39e Entretiens de médecine physique et de réadaptation de Montpellier sur le thème "Hanche, genou et activités professionnelles".
Les atteintes de la hanche et du genou chez le salarié sont majoritairement des atteintes dégénératives, progressives, facilitées éventuellement par des accidents liés au travail ou non et entretenues par des atteintes cumulatives au cours du temps. D’autres facteurs interviennent : facteurs intrinsèques mais aussi extrinsèques tels que la surcharge pondérale, elle même couplée à des dimensions psychologiques (comportement alimentaire) et des facteurs biologiques (terrain génétique de l’obésité ou de l’arthrose) et à des interactions importantes avec des facteurs psychosociaux (contraintes organisationnelles du travail).
L’impact de ces atteintes dégénératives devient de plus en plus important chez les salariés au travail en raison de l’allongement de la durée de vie professionnelle, ce qui pose le problème de la mise en inaptitude de ces salariés.
Il existe dans la littérature suffisamment d’éléments convergents pour retenir un lien avec le travail. D’ailleurs, plusieurs pathologies du genou et une de la hanche (ostéonécrose de la hanche concernant essentiellement les personnes effectuant des plongées profondes) sont susceptibles d’être indemnisées au titre de maladies professionnelles. Les hygromas aigus et chroniques et les lésions chroniques des ménisques sont les affections du genou donnant le plus grand nombre de reconnaissances en maladie professionnelle. Il convient dès lors de s’intéresser au dépistage précoce, à la réadaptation et à la réinsertion de ces salariés. La décision de retour au travail implique que l’individu soit apte fonctionnellement à répondre aux sollicitations imposées par son activité professionnelle et ce, en toute sécurité. Après prothèse totale de hanche (PTH), la reprise des activités professionnelles est possible et souhaitable dans la majorité des cas mais pas toujours réalisable en raison de fortes contraintes physiques au travail. L’essentiel est dans le dialogue chirurgien-médecin du travail.
Il a été montré que l’existence d’une PTH d’un côté augmentait le risque d’avoir une PTH de l’autre. Cet élément est un facteur à prendre en compte dans les retours à l’emploi et dans le maintien dans l’emploi de salariés effectuant des métiers comportant le port de charges lourdes et/ou de marches de durée prolongée.
Cet ouvrage, synthèse des connaissances actuelles sur l’intrication entre les affections du genou et de la hanche et les activités professionnelles, tant dans leurs aspects épidémiologique, clinique, radiologique, thérapeutique et chirurgical intéressera tous les professionnels de santé qui évaluent et soignent des salariés ayant des phénomènes douloureux à la hanche et au genou.
(publié le 19 septembre 2011)